Simon Ferrante choisit d’être « VRAI »

À une époque où l’image prend parfois le pas sur ce que l’on est réellement, Simon Ferrante choisit un autre chemin. Celui des mots, de la sincérité et des émotions sans artifice. Avec son nouveau titre « VRAI », l’auteur-compositeur-interprète franco-italien poursuit un parcours profondément nourri par ses racines, ses souvenirs et son amour de la chanson à texte.

La musique comme une évidence

Chez Simon Ferrante, la musique est une histoire qui commence très tôt. Il n’a que sept ans lorsqu’il écrit sa première chanson. L’art fait alors déjà partie du décor familial : son père est peintre, son frère guitariste et son grand-père paternel jouait de la mandoline.

Simon grandit à Roubaix, mais une partie de son histoire se trouve beaucoup plus au sud, en Sicile, à Delia, dans la province de Caltanissetta, dont son père est originaire. Une terre à laquelle l’artiste reste particulièrement attaché et où il retourne régulièrement.

Ces deux univers vont naturellement se retrouver dans sa musique. D’un côté, la chanson française et son goût des mots ; de l’autre, cette Italie familiale, intime, faite de souvenirs et de sonorités qui l’accompagnent depuis l’enfance.

Simon Ferrante cite notamment parmi les artistes qui ont bercé son parcours Rosa Balistreri, Lucio Dalla, Riccardo Cocciante ou encore Edoardo Bennato. Autant d’influences qui viennent se mêler à une folk délicate et, parfois, à quelques touches plus électro-pop.

Des chansons pour raconter plutôt que pour paraître

Au fil des années, Simon Ferrante écrit énormément. Près d’une centaine de chansons voient ainsi le jour, avec cette volonté de raconter les sentiments, les épreuves et les petites contradictions de l’existence.

Son écriture aime la poésie sans pour autant se prendre trop au sérieux. Il peut y avoir de la nostalgie, de la fragilité, mais aussi du second degré et une certaine légèreté.

Et cette importance accordée aux mots n’est certainement pas étrangère au sujet de son nouveau titre.

« VRAI », tomber les masques

Sorti le 28 août 2026, « VRAI » porte finalement très bien son nom.

Simon Ferrante y parle d’authenticité et de sincérité, mais surtout de cette envie de se débarrasser des apparences et des masques que la société peut finir par nous imposer.

Qui sommes-nous lorsque nous cessons de vouloir correspondre à ce que les autres attendent de nous ? Que reste-t-il lorsque l’on abandonne l’image que l’on cherche à donner ?

Derrière un mot extrêmement simple — vrai — se cache ainsi une question beaucoup plus universelle.

Musicalement, le morceau reste fidèle à l’identité de Simon Ferrante. La chanson française et la folk laissent une place essentielle au texte et à la voix, tandis que les percussions du musicien brésilien Jorge Bezerra viennent apporter une couleur supplémentaire à l’ensemble.

Pas de démonstration inutile : la musique accompagne les mots et leur laisse l’espace nécessaire pour exister.

Une chanson qui ressemble à son interprète

« VRAI » prend d’ailleurs une dimension particulière lorsqu’on le replace dans le parcours de Simon Ferrante.

Car cette recherche d’authenticité semble traverser l’ensemble de son projet artistique. Il ne cherche pas à effacer ses différentes influences pour entrer dans une case : il les rassemble.

La France et l’Italie, Roubaix et la Sicile, la chanson à texte et la folk, la nostalgie et le sourire peuvent ainsi cohabiter dans un même univers.

C’est peut-être précisément là que se trouve la personnalité de Simon Ferrante : dans cette manière de transformer son histoire personnelle en chansons capables de parler à chacun.

« Bambino », la suite de l’histoire

Cette histoire doit prochainement prendre une nouvelle dimension avec « Bambino », son premier album.

Simon Ferrante a retenu neuf chansons parmi la centaine qu’il a écrites. L’album s’annonce volontairement épuré, avec notamment guitare, ukulélé et mandoline, et devrait faire une large place aux souvenirs d’enfance et aux racines siciliennes de l’artiste.

Le choix du titre Bambino possède lui aussi sa petite histoire : il constitue notamment un clin d’œil à Dalida, dont sa sœur Dora est une grande admiratrice.

Parmi les morceaux liés à ce projet figure également « Stu amuri », une chanson inspirée par l’univers de Rosa Balistreri et qui replonge encore davantage Simon Ferrante dans ses origines siciliennes.

Être simplement « VRAI »

Avec « VRAI », Simon Ferrante ne cherche finalement pas à délivrer une grande leçon. Il rappelle plutôt quelque chose que l’on oublie facilement : derrière les apparences, les rôles que l’on joue et l’image que l’on donne, il reste ce que nous sommes réellement.

Une idée simple, portée par un artiste pour qui les chansons semblent justement servir à cela : raconter une histoire sans tricher.

Et à l’heure où tout nous pousse à montrer une version soigneusement choisie de nous-mêmes, revendiquer le droit d’être simplement « VRAI » n’est peut-être pas si anodin.


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